Rebirth !

Publié le par Karl Hans

T'es poussiéreux toi petit blog vert. T'avais été crée dans un élan créatif timide et inconscient, il y a de nombreux mois. Je t'ai laissé un peu seul, depuis fin 2010. Tu m'en veux pas ?

Tu sais, puisqu'on est là, je vais te lâcher quelques confidences. Depuis tout ce temps, on aurait pu présumer que mon silence n'était qu'heureux et signe d'une vie active en tout moins. Il n'en est rien.

En fait, si je t'écris, c'est que tu es le substitut unique qu'il me reste. Bien qu'il faille se socialiser, comme tout bon sbire de mon âge, il n'en est point. Tout à changé. On rêve tous d'une deuxième vie, sans jamais la voir surgir un instant, évidemment. On n'est pas des chats. En prenant des décisions radicales quant à mes fréquentations, mon image, et ma santé, il s'avère que ma première vie est partie se mourir en même temps que mes élans et actes puérils de fêtard bohème au caractère détaché. Et la, je débute ma vie deuxième, laquelle se cherche encore car à ses prémisses.

Dans le confint de ces quelques années d'égarement, je tente d'être un autre, pour avoir la chance de me juger avec le recul nécessaire. Et somme toute, je n'ai plus rien. Les proches amis ont compris que Dr Jekyll pouvait se transformer en Mr Hide. J'ai toujours voulu défendre mes théories, idées. On m'a, et comme n'importe qui, jamais cru. Jamais cru que je pouvait devenir ce maladroit diable. Les gens ne croient jamais les dires de leur proches. C'est l'histoire du môme qui cri au loup, en quelques sortes. Ainsi, je suis allé au bout de mes idées, passant du regard complice et la confiance a laquelle on le lie, à la vue de mes amis, à ma silhouette chétive et ses talons, s'en allant dans un silence et un mal rongeant. Il reste que quelques amis, que quelques sorties. Mes rapports avec les filles, deja faméliques, s'en sont devenus que pire. Au final, on se rend compte que de tout ce bal de convives superficiels et de musiciens sans talents, seule la lumière reste la lumière, et les idées restent les idées.

 

Même si au profond de ma petite âme de gosse incompris, j'ai mal, et bien cette sorte de suicide virtuel n'en est qu'enrichissant et créateur de réflexion. Et quelle différence entre vivre ou survivre?

 

 

PS : T'inquiète pas petit blog, vu que désormais ma vie se résume à ça, je viendrais plus souvent plutôt que marmonner dans mon coin. Et il parait que sur ma première "vie", les murs disaient que j'avais du talent. Preuve en est : Je n'écris plus pour personne.

 

KarlHans.

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Publié dans Tristesse

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