L'improbabilité émotive
Le désir le plus intense,
Toujours le précaire,
Qui réveille tous nos sens,
Rêve d'un avant en intime prière,
Je ne pense plus mais je sens,
Je ne vois plus mais l'effleure,
Je ne connais plus le le temps,
Mais le soupire, ce bonheur,
L'émotion est une essence,
Ta chaleur une récompense,
Quand ta fusion un évidence,
M'emporte dans cette douce errance,
Je suis trop maladroit pour le faire comprendre,
Comme égaré sur un parking un dimanche,
Si ton approche est ton offrande,
Me rattraperais-je à tes branches ?
Quand ton regard m'examine,
Le mien te dévore,
D'une pulsion unanime,
Organique, dont ton foutu charme m'éplore,
J'ai cru un instant interpréter l'inverse,
Sombre et épaisse ineptie,
A moins que ce feu de l'ivresse,
le bouleversement émotionnel de toi, qui me renverse,
On se connaît si peu,
Plus j'en vois plus j'en veux,
Moins je te vois et j'comprends ce que ça serait d'être heureux,
Enfin j'en sais rien j'suis utopique et trop vieux,
Et tu t'éloigneras,
de notre impossible rencontre, moi le songeur,
Je n'y pourrais rien de contre,
Sauf la mélancolie du poète amateur,
Trop fier pour s'embarquer dans des pleurs,
Mais qui pour quelques mots,
Couchés sur quelques heures,
Aurait joui d'avoir débité ce qu'il gardait sur le coeur,
Mais un jour je re-trépiderai,
de ces instants de vent frais,
Apportés par un sourire, dessiné sur un visage,
Avant d'apercevoir que je n'étais qu'une bulle,
dans un putain de mirage,
dans mon putain de mirage.
KHP 17/10/2012