Les solitaires s'abiment...
Les putains ont les reconnait de loin,
ce sont les seules qui parlent de vous,
et qui simulent quand à vos genoux
elles vous regardent seul le sourire en coin,
Elles qui refusent votre main tendue,
qu'elles ignorent bien entendu,
puisque l'image est superflue,
celle du couple qu'elle a fendue,
Marrez-vous, Ôh, garces de toujours,
vous les superficielles de l'amour,
vous qui trichez avec n'importe qui,
surtout les innocents qui vous diront toujours « oui »,
Jouez avec l'image des hommes,
les rendants un brun machistes,
eux qui dans votre dos vous subliment,
pendant qu'eux, les solitaires s'abiment,
Vous, les stupéfiantes marginales,
vous qui vivez sur l'apparence,
et qui procurez non le bien mais le mal,
quand eux se perdent dans l'érrance,
Quand elles fabriquent l'ivresse,
et qu'elles nous rendent malades,
elles vous jurent l'avenir sur votre faiblesse,
elles pour qui ce n'est qu'une simple balade,
Sans humilité ni gloire,
sans même s'achever en bagarre,
les coups saignent un coeur,
qui pourtant voulait y croire...
KHP.